Qu’il s’agisse de rage ou d’échinococcose alvéolaire, la démographie galopante des populations de renards en France, en ville comme dans les campagnes, montre qu’il vaut mieux connaître une situation pour la maîtriser que de laisser celle-ci empirer sans surveillance. Les Conseils Généraux adhérents de l’ERZ l’ont bien compris et avec eux tous les acteurs liés aux milieux naturels : chasseurs, forestiers, agriculteurs, ruraux, etc… Tous sont impatients d’être informés sur la présence ou l’absence du parasite sur leur territoire, sur les perspectives de contrôle et sur les réponses aux inquiétudes de leur concitoyens ou administrés. Alors que le nombre d’adhérents à l’ERZ ne cesse d’augmenter, les financements provenant de l’Etat se devaient d’accompagner à la même hauteur les efforts des Départements. Le Ministère de l’Agriculture dans une conjoncture difficile continue à faire l’effort d’être présent à nos côtés mais il serait bien souhaitable que les Ministères de l’Environnement et de la Santé complètent notre budget au niveau des interventions départementales.
Nous ne pouvons pas abandonner la connaissance de l’épidémiologie et la localisation de cette maladie parasitaire. Les 700 bénévoles qui ont ramassé les fèces ne veulent pas l’avoir fait en vain. Trente ans de collaboration avec l’Etat et l’AFSSA confirme la qualité de la synergie entre la recherche, l’administration et le terrain. L’éradication de la rage en est le meilleur exemple de réussite. L’ERZ est devenue l’outil de terrain indispensable pour toutes ces actions car elle a su s’entourer et mobiliser la plupart des organisations concernés par l’environnement naturel.
Nous ne pouvons pas arrêter une étude qui a déjà coûté trois années de financement conjoint de l’ordre de 600 000 €.
Nous ne pouvons pas arrêter de participer à la surveillance de la rage vulpine et nous devons maintenir une équipe prête à toute éventualité d’une épizootie débutante.
Nous finirons en 2007 la dernière phase du programme, les conclusions apportées par les intervenants seront une avancée spectaculaire dans la connaissance de la maladie au travers d’un territoire significatif de la France.
L’Europe nous envie déjà l’ampleur de cette recherche et je ne cache pas qu’après cette première étude le souhait des Conseils Généraux et du bureau de l’Entente sera de couvrir la totalité du territoire français.

Q U I    S O M M E S    N O U S ?