RESULTATS ET DISCUSSION

                                             1. Concernant l’hôte définitif

1.1 Eléments de comportement

1.1.1 Présence du renard dans l’agglomération

Entre le 14 Février et le 21 Juin 2003, 94 fèces de renards ont été récoltées sur l’ensemble de l’agglomération.

Leur découverte, dans des communes et des milieux d’aspect très variés, comme le montre la Figure 9, semble indiquer que les renards savent occuper les différentes structures disponibles sur Annemasse.


Figure 9 : répartition des fèces récoltées (étoiles rouges) sur l’agglomération d’Annemasse

Il reste que la recherche n’a pas été exhaustive, et que certaines zones ont pu être négligées, en terme d’exploration, par rapport à d’autres. Par conséquent on ne peut relier la densité des renards à celles des fèces retrouvés dans chaque zone. L’absence de fèces récoltées dans une zone ne peut en effet pas être interprétée comme l’absence de fréquentation par les renards.
Par contre la donnée « présence » a, elle, une valeur, dans la mesure où la diagnose d’espèce est certaine. Les zones où les fèces ont été trouvées sont donc, normalement, des zones fréquentées par le Renard.

La recherche d’indices de présence a également abouti à la définition de 13 sites de piégeage, répartis sur toute l’agglomération (Figure 10). Ces sites présentaient donc plusieurs critères concomitants favorables à la suspicion de présence de renards. Leur existence actuelle ou passée sur ces lieux est indiscutable.

Suite à la prospection et au suivi télémétrique des renards, 13 terriers ont aussi pu être mis en évidence (Figure 10). De même que le résultat du ramassage de fèces, ce chiffre ne peut pas être interprété de façon valable en terme de densité de population ou de sites préférentiellement fréquentés car il n’est pas le fruit d’une recherche exhaustive. Néanmoins, ils attestent de la vie du Renard dans certains quartiers de la ville.
Ainsi le Bois de Vernaz et la zone maraîchère de Gaillard, le Bois de Rosses, les hauteurs de Vétraz-Monthoux, le Bois des Côtes et les rives du Foron à Ville-la-Grand, sont des zones de la périphérie de l’agglomération où la présence du Renard ne fait aucun doute. Elle est aussi fortement suspectée plus au centre de l’ensemble urbain, dans le quartier du Brouaz et des Monthouses, celui du Casino d’Annemasse, la zone industrielle de Ville-la Grand, les rives du Foron à Ambilly et les abords de la Gare.


Figure 10 : répartition des sites de piégeage (étoiles bleues) et des terriers découverts(étoiles rouges) sur l’agglomération d’Annemasse. Les noms des renards piégés sont indiqués à côté de leurs sites de capture.

1.1.2 Résultats du suivi télémétrique

1.1.2.1 Résultats du piégeage

En huit semaines de piégeage, 13 sites ont été équipés, avec l’aide de Mr Grandjean, Mr Morand, et Mr Petit, piégeurs agréés.
Ils étaient répartis sur différentes communes de l’agglomération : trois à Annemasse, quatre à Ville-la-Grand, trois à Gaillard, deux à Cranves-Sales et un à Vétraz-Monthoux. Seule la commune d’Ambilly, où pourtant des fèces de renards ont été trouvées, n’ a pas encore montré de site favorable à l’installation de pièges.
Sept cages et une cinquantaine de collets ont été nécessaires pour équiper ces différents sites. Grâce au prêt de matériel par les piégeurs locaux, l’ERZ n’a pas eu à tout acquérir.
Tous les sites de piégeage n’ont pas été tendus simultanément : en moyenne, chaque semaine, six sites étaient tendus et contrôlés. La plupart étaient situés en périphérie de l’agglomération.
Ils ont permis la capture de cinq renards dont les fiches de piégeage sont présentées en Annexe 4. Tous ont été pris au collet, dans différents sites de l’agglomération (Figure 10). Chacun a été nommé en fonction du lieu ou de leurs circonstances de piégeage, afin de mieux s’en souvenir.

Ainsi avons-nous capturé trois mâles : Rainman, Gilbert et Manu ; une femelle : Rosy ; ainsi qu’une juvénile d’environ deux mois : La Cruée. Cette dernière a été équipée d’un collier spécifique formé d’une partie extensible qui permet au collier de « grandir en même temps que l’animal ».
Le premier Renard, Rainman, a été piégé au bout de quatre semaines de piégeage, mais le site de capture n’était équipé que depuis dix jours. Les autres ont été pris entre trois et quatre jours après l’installation des pièges sur les sites. Manu a même été capturé en une nuit après qu’il ait été ajouté des collets sur un site déjà équipé depuis plusieurs semaines sans succès.
Les captures se sont déroulées sur les communes d’Annemasse (Manu), Gaillard (Rainman), et Cranves-Sales (La Cruée, Rosy et Gilbert). Pour la plupart, le site de capture était assez peu urbanisé (bois ou prairies en marge de la zone urbaine), mais toujours assez proche d’habitations humaines. La Cruée a même été piégée dans la grange d’une ferme. Manu, lui, provient d’un quartier comptant beaucoup d’espaces verts mais cerné par du tissu urbain : le Brouaz.
L’objectif de l’ERZ était d’équiper deux renards par commune. De nouvelles sessions de piégeage sont donc prévues pour l’automne dans les sites qui n’ont pas encore porté leur fruit et notamment concernant les communes d’Ambilly, Ville-La-Grand et Vétraz-Monthoux, pour lesquelles nous n’avons encore aucun représentant alors que la présence du Renard n’y fait aucun doute.


1.1.2.2 Données obtenues par le suivi des renards piégés
Nous présentons ici les données issues du suivi des renards entre le 30 Avril 2003, date de capture de Rainman, et le 26 Juillet 2003. cela représente 32 nuits de suivi, soit complètes soit par portions de cinq heures.
Rainman a été suivi pendant huit semaines, il a ainsi été pointé 73 fois, en 39 points différents. Le tracé de la surface de son territoire en fonction du nombre de points (Figure 11) montre un fléchissement de la courbe qui indique que l’on approche de sa définition totale. Il atteint l’aire de 124,881 hectares, ce qui se rapproche plus des valeurs habituellement rencontrées chez le Renard rural (Meia, 2003). Il occupe une vaste zone située au sud de la ville de Gaillard (Figure 12).


Figure 11 :
évolution de la surface du domaine de Rainman en fonction du nombre de sites observés.

Figure 12 : représentation du domaine de vie de Rainman par la méthode des MCP. Points bleus : sites pointés.
Les gîtes diurnes de Rainman sont situés en bordure d’agglomération, dans un roncier à moins de 20 mètres des maisons et de la rue, voire dans une maison inhabitée donnant directement sur la rue.
Son suivi n’a jamais permis de le localiser dans les rues. Son activité est essentiellement concentrée sur les bois, les champs et les jardins situés entre la partie habitée de Gaillard et l’Arve. Il n’est pas rare de le rencontrer dans les cultures maraîchères de cette zone.


Figure 13 : La Cruée dans un sac en toile de jute, lors de sa capture.
La Cruée (Figure 13) a été piégée le 12 Mai, mais elle n’a pu être suivie que durant une semaine. En effet son signal a disparu la semaine suivante. Comme le collier continue normalement d’émettre, même en cas de décès de l’animal, notre hypothèse privilégiée est que La Cruée a été victime d’un choc avec un véhicule. Nous n’avons jamais retrouvé sa trace. Peu d’informations sont donc extractibles de son suivi puisqu’il n’a apporté que six points différents. Elle reste cependant un de nos meilleurs souvenir de suivi : alors que nous la cherchions dans un bois, espérant trouver son terrier, nous avons croisé son chemin. Les vents favorables, et son inexpérience, nous ont permis de l’observer à quelques mètres, pendant de délicieuses minutes, et de constater qu’à deux mois à peine elle avait déjà suffisamment d’autonomie pour partir seule.


Rosy, capturée sur le même site que La Cruée quelques jours plus tard, est une femelle adulte. Elle était allaitante au moment de sa capture donc, compte tenu de l’âge de La Cruée, il est peu probable qu’elle en soit la mère, et le signal de La Cruée a disparu trop tôt pour que l’on compare les terriers des deux animaux.
En six semaines de suivi, Rosy a été pointée 32 fois en 28 points différents. Peu active au départ, son activité était centrée sur une partie d’un bois seulement et la prairie adjacente. Il est en effet noté que les renardes sortent moins lorsqu’elles ont leurs petits.
Depuis, on la localise en des lieux de plus en plus éloignés (Figure 15). La surface actuelle du polygone atteint 75 hectares, et reste en constante augmentation (Figure 14).


Figure 14 :
évolution de la surface du domaine de Rosy en fonction du nombre de sites observés


Figure 15 :
représentation du domaine de vie de Rosy par la méthode des MCP. Points violets : sites pointés.
Même si les dernières localisations la situent près de zones plus fréquentées par l’Homme (Zone industrielle, déchetterie…), son activité reste centrée sur le terrain rural (bois, prairie…) compris entre la zone industrielle de Ville-la-Grand, l’aérodrome d’Annemasse et le village de Cranves-Sales.

Gilbert est un mâle adulte piégé le 22 Mai, à proximité d’une maison, sur la commune de Cranves-Sales. Il a été pointé 21 fois en cinq semaines de suivi, ce qui représente 16 points différents. Nous sommes encore loin d’avoir cerné son territoire total, mais l’on peut d’ors et déjà dire qu’il évolue sur un terrain à dominante rurale (Figure 16), près d’une zone résidentielle de campagne qu’il lui arrive parfois de traverser.


Figure 16 :
représentation du domaine de vie de Gilbert par la méthode des MCP. Points rouges : sites pointés.
Le polygone actuellement déterminé couvre une surface de plus de 74 hectares, mais nous ne disposons pas encore d’assez de points pour reconnaître un fléchissement de la courbe représentant sa surface par rapport au nombre de sites identifiés (Figure 17). Il est donc très certainement sous-évalué pour le moment.


Figure 17 : évolution de la surface du domaine de Gilbert en fonction du nombre de sites observés

Manu a été pris le lendemain de la capture de Gilbert mais en un site bien différent, situé sur la commune d’Annemasse. Son suivi sur cinq semaines a permis de le pointer 49 fois, en 21 points distincts, dessinant le domaine représenté en Figure 18.
Son terrier se situe au sein d’un quartier résidentiel. Lors des premières nuits de suivi il ne l’a guère

quitté, probablement sous le choc de sa capture, mais petit à petit il a bien voulu nous dévoiler ses habitudes. Il parcourre fréquemment un tissu urbain plus ou moins lâche pour rejoindre les îlots de verdure disponibles. Comme ses cousins britanniques, il fréquente régulièrement les cimetières. Il traverse des rues qui peuvent être assez passantes et côtoie la voie ferrée. Son corps porte d’ailleurs les traces d’un mode de vie risqué : sa queue est raccourcie et ses oreilles entaillées. Manu est donc le


Figure 18 : représentation du domaine de vie de Manu par la méthode des MCP. Points rouges : sites pointés.
plus urbain des quatre renards actuellement suivis sur Annemasse. La surface atteinte par son territoire tel qu’on l’a actuellement déterminé représente environ 41 hectares, ce qui est dans l’ordre de grandeur habituel pour un renard urbain. Les derniers pointages n’ont pas beaucoup fait varier cette valeur, et la courbe semble atteindre un plateau, mais le nombre de pointages est encore trop faible pour l’attester (Figure 19).


Figure 19 : évolution de la surface du domaine de Manu en fonction du nombre de sites observés.

Ainsi il reste difficile de conclure sur les tailles des domaines vitaux des renards capturés. Un suivi assidu est encore nécessaire pendant au moins un an avant d’avoir une base de donnée suffisante car une centaine de points paraît être le minimum à viser avant d’être certain d’avoir cerné le domaine de vie d’un Renard.

Hormis Manu, le profil des renards capturés est celui de renards périurbains, côtoyant l’Homme à bonne distance, et conservant une activité prédatrice semblable à celle de leurs homologues ruraux.

Manu, lui, est beaucoup plus inclus dans un mode de vie urbain. Il est peu probable qu’il conserve des relations avec le milieu rural de la périphérie, et ses ressources doivent donc toutes provenir du milieu urbain.


1.1.3 Régime alimentaire des renards d’Annemasse

Nous nous sommes attachée à l’étude du régime alimentaire des renards d’Annemasse à partir des fèces récoltées dans l’agglomération du 1er au 22 Juillet 2003. Les différentes étapes ont été réalisées en partie au Laboratoire de Biologie et d’Eco-physiologie de la Faculté des Sciences de Besançon, sous l’encadrement de Mr Francis Raoul, et en partie à notre domicile. Un total de quatre-vingt douze échantillons a pu être analysés durant cette période.
Certaines catégories d’aliments éventuellement attendues n’ont pas été rencontrées, telles que « C. glareolus », « Gliridae » et « Insectivores ».
Par contre de nombreux échantillons contenaient de petits ossements mais pas d’indices suffisants pour classer la proie avec précision parmi les Micromammifères.
Ceci est probablement dû en partie à une perte d’information liée aux tests ELISA. En effet, un gramme de fèces a été retiré à chaque échantillon afin de réaliser les extractions, et le culot de centrifugation n’a pas pu être récupéré. Il est fort probable que des éléments tels que les dents aient été perdus à cette occasion, nous privant ainsi d’un élément clé de diagnose des proies.
Elles ont donc été placées dans les catégories « Micromammifères de grande taille » « Micromammifères de petite taille » et « Micromammifères indéterminés ». Ces catégories posent un problème pour l’interprétation car elles englobent les Campagnols au sens large et les autres Micromammifères. Elles seront donc retirées pour les interprétations par catégorie mais conservées pour la vision par groupe du régime alimentaire (groupe Mammifère).

Le faible nombre d’items dans la catégorie « Céréale », nous conduit à les grouper immédiatement avec la catégorie « Végétaux », et de même pour les catégories « Lagomorphe », « Muridae » et « Autres Mammifères ».

Les résultats sont représentés par la Figure 20 et la Figure 21:


Figure 20 : histogramme des fréquences d’occurrence (FO en %) par catégorie d’items présents dans les fèces.

Ainsi, la présence de végétaux divers est tout aussi notable qu’en ce qui concerne les renards Nantais (Richomme, 2002), voire encore plus répandue dans notre échantillon car on les retrouve dans 78 % des fèces.
Nous constatons la même prépondérance des Mammifères (FO = 49 %), avec notamment les Micromammifères (23 % des fèces si l’on compte les Micromammifères indéterminés) dont Microtus sp. comme proie remarquable (FO = 8 %). Par contre, les Lagomorphes ont une représentation bien inférieure (2 % des fèces seulement).


Figure 21 :
histogramme des Fréquences d’occurrence (FO en %) par groupes d’items présents dans les fèces

Il est à noter que l’utilisation de la technique de coupes de poils aurait probablement permis de surpasser la perte d’information due à la réservation d’une partie de l’échantillon pour d’autres analyses, et ainsi d’avoir une meilleure précision quant à la nature des proies mammaliennes des renards urbains.
L’analyse de coupes de poils permettrait aussi de contrôler la diagnose des fèces. En effet, les Carnivores ingèrent toujours une partie de leur pelage lorsqu’ils se lèchent, qui se retrouve donc dans les fèces. La présence de poils de Renard attesterait donc leur origine vulpine. Par contre, la reconnaissance de poils de Chien ou de Chat, sans présence de ceux de Renard, indiquerait plutôt que les fèces provenaient de carnivores domestiques car leur consommation par les renards est rapportée comme rarissime sauf éventuellement à l’état de cadavre (Brosset, 1975 ; Doncaster et al., 1990 ; Saunders et al., 1993).

Les fruits constituent également une catégorie bien représentée, puisqu’ils sont retrouvés dans 49 % des échantillons.

On rencontre ensuite très fréquemment des Invertébrés (FO = 37 %) avec notamment des Arthropodes, surtout du type Coléoptères (adultes et larves), dans 28 % des fèces. Contrairement à Richomme (2002), nous avons mis en évidence la présence de soies de Lombric dans 21 % des échantillons, valeur comparable aux autres données disponibles sur le régime alimentaire du Renard urbain (Harris, 1981b ; Doncaster et al., 1990 ; Saunders et al., 1993 ; Lechat, 1994).

Enfin les Oiseaux sont bien moins représentés que dans l’agglomération Nantaise (Lodé, 1991 ; Lechat, 1994 ;Richomme, 2002), puisqu’on ne les trouve que dans 17 % des fèces, ce qui se rapproche plus de la situation décrite dans les villes britanniques (Harris, 1981 ; Doncaster et al., 1990 ; Saunders et al., 1993).

La catégorie « autre », regroupe toutes sortes de déchets (morceaux de plastique, de papier, d’élastique, de polystyrène, d’aluminium, de bois) attestant la proximité des renards avec l’Homme.

Peu de variations sont notables au fil des saisons biologiques du Renard. Lorsqu’on approche de la belle saison, on observe l’augmentation de la fréquence d’occurrence des fruits et des Arthropodes, tandis que celle des lombrics diminue nettement, vraisemblablement en parallèle de l’assèchement du sol. Les autres catégories restent sensiblement stables d’après nos données.
Mais la mauvaise homogénéité des milieux de ramassage des fèces au cours de saisons empêche toute interprétation sérieuse (Figure 22). Ainsi en hiver il s’est principalement déroulé dans des milieux à forte composante rurale, au printemps elle fut assez bien répartie, puis en été un ramassage plus important s’est effectué en milieu urbain.


Figure 22 :
répartition des fèces récoltées en fonction de la saison de ramassage.

Par conséquent, peu de comparaisons de sous-groupe au sein de l’échantillon urbain peuvent être réalisées sans risquer de biais.

1.2 Portage de E. multilocularis par les renards

L’échantillon de population ainsi obtenu est très restreint. Il s’avère donc nécessaire d’augmenter sa taille par de nouveaux tirs de nuit ou la récupération de cadavres de renards du périmètre, décédés autrement. L’analyse des intestins recueillis, conjointement à celle des trois déjà disponibles, pourra être riche d’informations sur le portage du parasite par les renards dans le secteur si l’échantillon atteint la cinquantaine d’individus.

1.2.1 Résultats de la recherche de copro-antigènes

La recherche de copro-antigènes a porté sur 93 fèces provenant de l’agglomération et 50 fèces récoltées sur les placettes tracées aux environs d’Annemasse. Elle s’est déroulée du 22 au 30 Juillet 2003, au Laboratoire de Biologie et d’Eco-physiologie de la Faculté des Sciences de Besançon, sous l’encadrement de Francis Raoul.
Chaque plaque de microtitration portait des échantillons des deux zones, dans un souci d’homogénéité des procédures d’analyse.
Chaque échantillon était analysé en double, l’écart moyen entre les deux valeurs de DO d’un même échantillon est de 6,43 % [5,93 %-6,93 %].

Parmi les 93 fèces récoltées en zone urbaine, 28 (soit 29 % [20 %-39 %]) ont une DOc supérieure à 40 %. La répartition des fèces aux résultats positif, négatif ou douteux, à l’échelle de l’agglomération est très variée (Figure 23) et, du fait du biais saisonnier de ramassage et de la faible taille de l’échantillon ne permet pas d’interprétation pour le moment.


Figure 23 :
répartition des fèces récoltées dans l’agglomération en fonction de leur résultat au copro-test ELISA.

L’analyse s’est également révélée positive pour 29 des 50 échantillons provenant des environs (58 % [43 %-72 %]). La comparaison de ces deux taux de positivité par un test de Khi-deux montre une différence significative entre les deux lots (p=0,02459).

Une plaque de microtitration a été choisie comme plaque de référence afin d’établir les DOa de chaque échantillon, dans notre cas ce fut la plaque n°2.
La comparaison des répartitions des valeurs de DOa par un test non paramétrique de Mann-Whitney-Wilcoxon montre également que les valeurs de la zone rurale sont significativement plus élevées que celles de la zone urbaine (p=8,775.10-8).
Lorsque ces valeurs sont transformées en log décimal elle suivent une répartition normale (test de normalité : agglomération : p=0,5528 ; environs : p=0,5763) ce qui permet d’appliquer un test paramétrique, plus puissant. La représentation graphique des résultats (Figure 24) semble indiquer une différence de niveau d’endémie entre les deux sites de ramassage.


Figure 24 :
répartitions des valeurs de DO (en log) obtenues sur les fèces récoltées dans l’agglomération et dans les environs

Les variances ne sont pas significativement différentes d’après un test F de comparaison des variances (p=0,5815), on peut donc effectuer un test T de comparaison des moyennes en supposant les variances égales, qui montre également une différence significative entre les deux groupes (p=4,849.10-5).

Ces résultats semblent ainsi démontrer une différence du taux de portage au sein et hors de l’agglomération.

Ceci reste à nuancer par le manque de spécificité de la technique ELISA et donc le risque de faux positifs. Ainsi on ne peut en aucun cas transposer les taux de positivité de 29 % en agglomération et 58 % dans les environs en prévalence réelle chez le Renard.
C’est pourquoi des analyses complémentaires de recherche du parasite par PCR dans les fèces positifs au test ELISA sont recommandées, pour prendre en compte cette erreur.
Il reste que la comparaison de valeurs de DOa est un outil valable pour comparer les taux de portage du parasite entre zones, lorsque la taille de l’échantillon est suffisante (Raoul, 2001).

La comparaison des répartitions de DO entre les trois saisons montre que le taux est significativement plus élevé en hiver. Mais nous souffrons ici du même biais que pour l’analyse du régime alimentaire : la récolte ayant concerné des milieux très différents au fil des saisons, on ne peut attribuer cette différence au seul facteur saisonnier.

C’est pourquoi à l’avenir il faudrait veiller à récolter des fèces sur des lieux variés aux mêmes périodes, peut être aidé en cela par l’établissement de circuits de ramassage définis. Ainsi la même pression de recherche serait appliquée à chaque site et chaque saison, de façon à pouvoir établir des comparaisons entre sous-groupes de l’échantillon urbain.
Par exemple, lorsque la cartographie du niveau d’urbanisation de chaque portion de la ville sera réalisée, une comparaison des répartitions de valeurs de DOa entre les zones urbaine, résidentielle et rurale, serait également possible. Ce sera un élément utile à la détermination des zones à risque pour l’Homme.
Une comparaison pourrait également se faire entre saisons afin d’éventuellement mettre en évidence une variation au cours de l’année.

                                        2. Concernant l’hôte intermédiaire

Le piégeage de Rongeurs n’a pu se dérouler qu’entre le 16 et le 20 juin, et sur un seul site de piégeage. Les pièges utilisés nous ont étés prêtés par le professeur Petavy, de l’Université Claude Bernard de Lyon.

Trente pièges ont été disposés le long de deux lignes de 120 mètres et 30 mètres respectivement, dans une prairie de Gaillard, située sur le territoire de Rainman.
Ils ont permis la capture de quatre rongeurs : un M. arvalis et trois A. terrestris, dont un présentant des lésions hépatiques macroscopiques. Bien que ces lésions ne soient pas évocatrices de E. multilocularis, le foie a été conservé dans du formol à 10 %, mais n’a pas encore été analysé.
Cette partie de l’étude n’apporte donc pas d’informations intéressantes pour le moment concernant la faisabilité du cycle de E. multilocularis dans l’agglomération.
Cependant, elle nous a permis de prendre la mesure de ce que représente le piégeage de rongeurs en ville, afin de mieux préparer les campagnes futures.


D’autre part, il serait intéressant de conserver tous les foies des rongeurs capturés dans de l’alcool, pour permettre la recherche du parasite par PCR et donc sa détection même lorsque les lésions ne sont pas visibles à l’œil nu.
De même le prélèvement systématique des cristallins, permettrait de déterminer la structure d’âge de la population étudiée.
Enfin, compte tenu de la prévalence habituellement faible du parasite chez son hôte intermédiaire, même en zone d’endémie, le nombre d’animaux piégés doit se rapprocher le plus possible du millier et les zones de piégeage devraient être ciblées, suite aux analyses des fèces récoltées et des territoires vitaux, sur des aires combinant positivité des fèces et forte présence et activité des renards. Le parasite serait ainsi recherché chez son hôte intermédiaire là où il a le plus de chances de se trouver, ce qui favoriserait la mise en évidence d’un cycle urbain, s’il existe, dans l’agglomération.


BILAN

Nous voudrions d’abord rappeler au lecteur que ce travail ne présente que les résultats issu des premiers mois d’une étude qui devrait porter sur plusieurs années. S’il apporte déjà quelques informations, ce travail reste une synthèse des différentes méthodes applicables à l’étude de l’épidémiologie de E. multilocularis en milieu urbain, visant à déterminer la stratégie à appliquer pour une telle étude. Ainsi les résultats analysés dans les deux paragraphes qui vont suivre ne sont que des résultats partiels à interpréter comme tel et non comme une résolution de la problématique posée. Le dernier paragraphe, lui, est le fruit de notre réflexion pour la recherche d’un protocole d’étude optimisé par rapport à celui suivi jusqu’ici.

1. Présence et mode de vie des renards urbains à Annemasse


Les éléments en faveur de la présence du Renard dans l’agglomération d’Annemasse ne manquent pas, tels que les différents terriers et coulées découverts ainsi que la répartition des fèces récoltées. Seul le centre ville d’Annemasse n’a encore jamais montré d’indice de ce genre.
On note que les renards fréquentent la plupart des lieux de loisirs en plein air présents sur l’agglomération (Parc des Ecureuils, Bois de Vernaz, Parc de la Chatelaine, Sentiers du bord du Foron, Rives de l’Arve, Bois des côtes). Ces lieux sont fréquemment le site de promenade pour les habitants d’Annemasse et leurs compagnons à quatre pattes.
Mais les différents témoignages recueillis corroborent le fait que cette présence était beaucoup plus remarquable deux ans plus tôt. Cette baisse apparente de fréquentation de la ville par les renards peut être reliée a l’épidémie de Gale sarcoptique, responsable de la diminution des densités de populations de cette espèce dans les environs.
Ceci a pu jouer dans notre difficulté à capturer des renards dans des zones très urbanisées. En effet la majorité des animaux suivis (Rainman, Rosy et Gilbert), montre une activité et des tailles de domaines vitaux (à en juger par celui de Rainman, le plus complet) plus compatibles avec des renards suburbains, voire péri-urbains.
On peut noter cependant qu’aucun ne craint d’approcher les habitations, même des zones densément peuplées.
Manu, quant à lui, est un individu bien adapté au milieu urbain, dont les échanges avec le milieu rural semblent peu probables et dont la poursuite du suivi sera riche d’enseignements (surface du domaine vital, principales zones d’activité, voies de déplacement…).

Les six premiers mois de travail de terrain on permis d’obtenir suffisamment d’informations sur les sites de présence du Renard urbain pour que nous proposions désormais de réserver le ramassage de fèces à 18 circuits prédéfinis. Ceci sera utile à répartir uniformément la pression de recherche de fèces sur les différents milieux présents dans l’agglomération et dans le temps. Par exemple, il serait envisageable de choisir de visiter chacun de ces circuits deux fois dans le même mois.
De même les sites de piégeages repérés auparavant devraient suffire à la capture des six renards encore manquants par rapport aux objectifs fixés. Leur suivi respectif, même s’il ne permet pas une étude détaillée des comportements spécifiques de chacun, sera une mine d’enseignements sur les renards urbains, et permettra de mieux cerner certains facteurs de transmission de E. mulilocularis en agglomération.

Le régime alimentaire, déterminé à partir des fèces récoltées en ville, montre, comme souvent chez le Renard, la grande adaptabilité de cet animal aux ressources disponibles. Certains caractères du régime obtenu le rapproche de celui des renards nantais, d’autres sont plus homologues à ceux décrits en Grande-Bretagne. Ainsi rien ne semble indiquer que l’on puisse établir un standard du comportement alimentaire du Renard urbain français (ou européen). Nous pensons plutôt que celui-ci est largement influencé par les ressources propres à chaque ville. Ainsi l’étude du régime alimentaire des renards paraît indiquée dans chacune des villes où l’on se proposera d’étudier le Renard urbain ou, plus largement, l’épidémiologie de E. multilocularis.
Les résultats obtenus à Annemasse décrivent un régime alimentaire où les fruits et les Invertébrés prennent une place presque aussi importante que les Mammifères, ainsi qu’une source de nourriture d’origine anthropique certaine. Ils laissent à supposer que la consommation de Mammifères, en particulier de Campagnols, est inférieure à celle habituellement rencontrée en zone rurale.
Cependant, la faible taille de l’échantillon et les imperfections de la méthode utilisée nous incitent à la plus grande prudence dans ces interprétations. La poursuite de ces analyses sur les prélèvements à venir, ainsi que leur application aux fèces récoltées dans les environs permettront de mettre en évidence ce phénomène s’il existe. Plus de précisions pourront être obtenues en améliorant la méthode : récupération du culot de centrifugation ou analyse en coupe des poils conservés.

2. Estimation de la présence de E. multilocularis dans l’agglomération       annemassienne


Cette estimation ne peut se baser que sur la recherche de copro-antigènes dans les fèces récoltées. Sur l’échantillon de fèces provenant de l’agglomération, 29 % montrait un résultat positif. Ce chiffre ne peut pas être extrapolé en matière de prévalence réelle chez le Renard, compte tenu des éventuels faux positifs rencontrés avec ce test. Cependant il montre que la question de la présence du parasite dans l’agglomération mérite d’être soulevée. D’autres analyses sont maintenant nécessaires pour affiner nos connaissances sur le sujet. La poursuite de la récolte de fèces sur des circuits définis, leur analyse par test ELISA et confirmation des positifs par la PCR, sont des orientations qui permettront d’augmenter la taille de l’échantillon et d’améliorer son utilisation, en vue de présenter des données plus fiables.
Lorsqu’une approche cartographique des niveaux d’urbanisation de l’agglomération sera disponible, elle permettra peut être de caractériser un type d’habitat plus à risque pour l’Homme.

En zone rurale aux environs de l’agglomération, le taux de positifs était de 58 %. Cette différence de niveaux d’endémie est statistiquement significative. Le contrôle par PCR des fèces positives, ainsi que l’autopsie d’un plus grand nombre de renards vivant dans la région, permettraient d’affiner notre connaissance du taux de portage du parasite aux abords de l’agglomération.
La différence ainsi mise en évidence peut être reliée à l’apparente différence de régime alimentaire entre les renards urbains et ruraux. Les premiers consommant moins de rongeurs que les seconds, ils rencontrent peut-être moins facilement E. multilocularis. Cette hypothèse mériterait d’être contrôlée par les investigations ultérieures de l’ERZ, surtout lorsque l’on sait qu’il suffit d’un seul Rongeur infesté pour transmettre des centaines de parasites à un Renard.

Le statut des Rongeurs de l’agglomération, justement, reste encore à établir. La recherche du parasite chez ces animaux, permettra, une fois le portage de E. multilocularis par les renards urbains clairement mis en évidence, d’avancer dans l’explication de son mode de propagation jusque dans les villes (la source de parasite est-elle extérieure à l’agglomération ou existe-t-il un véritable cycle urbain ?). Les données recueillies seront également d’importance concernant le risque de transmission aux carnivores domestiques.

Un problème peut être évoqué concernant le matériel d’étude choisi : celui de la reconnaissance des fèces de renards avec certitude. Les critères utilisés sont normalement suffisants, avec un peu d’habitude pour exclure presque tout à fait une erreur. Si celle-ci survenait cependant, la confusion possible avec des fèces de Chien ou de Chat ne semble pas devoir être avancée dans notre étude, puisque l’on cherche à mettre en évidence la présence ou non du parasite dans l’agglomération, et ses éventuels sites privilégiés. La nature du porteur n’est pas forcément l’élément clé de la problématique. Une telle erreur est par contre bien plus gênante concernant l’établissement du régime alimentaire ou l’utilisation des fèces comme indice de présence, mais pourrait être modérée par l’étude des coupes de poils.

REMERCIEMENTS

Les Membres du Comité de Pilotage de l’Etude : Patrick GIRAUDOUX et Francis RAOUL (Université de Franche-Comté, Laboratoire de Biologie et d’Ecophysiologie de Besançon), Madame Florence CLIQUET (Directrice de l’AFSSA-Nancy), Professeur Anne-Françoise PETAVY (Faculté de Pharmacie-Laboratoire de Parasitologie), Marie-Lazarine POULLE (Centre de recherche et de Formation en Eco-Ethologie à Boult-aux-Bois), Les Professeurs Marc ARTOIS et Claude CHAUVE (Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon) et Claude FISCHER (Biologiste Suisse).

Claude FISCHER, Biologiste Suisse, travaillant à la Maison de la Forêt de Jussy, pour son aide et sa disponibilité si précieuse. Il suit l’étude depuis le début et nous a beaucoup apporté.

La Fédération Départementale des Chasseurs de Haute-Savoie : Jean-Louis PREVOND (Président), Michel TAPPAZ (Vice-Président), Philippe ARPIN, (Directeur), Pascal ROCHE et Jean-Jacques PASQUIER (techniciens) pour leur aide, leur disponibilité et l’allocation de salle pour nos réunions d’informations.

L’Association des Piégeurs de Haute-Savoie : Pierre LONGERAY (Président jusqu’en 2003), Roger TRABICHET (Président depuis fin 2003) et surtout aux piégeurs qui nous ont porté mains fortes pour la pause des collets et leur relevé, en particulier, un grand merci à Jean-Marcel MORAN, Jean-Philippe PETIT, René GRANDJEAN et Frédéric FAVIER (piégeurs agréés).

Les Présidents des Associations Communales de Chasse Agréée (ACCA) des communes concernées par l’Etude : Bruno BENZI (Annemasse), Léon CAVALLI (Gaillard), Pierre CHEVALLIER (Vetraz-Monthoux), Edmond MAIRE (Juvigny), Gilles PERRIERE (Cranves-Sales) et Julien PLANTARD (Ville-la-Grand).

L’Association des Lieutenants de Louveterie : Monsieur COTTET-DUMOULIN (Président en 2003), Michel TAPPAZ (Président depuis 2004), Alain ODDON (Louvetier) pour leur disponibilité et pour l’organisation de tirs de nuit pour le prélèvements de renards.

Monsieur Alain ODDON (Louvetier) pour l’aide apportée depuis le début de l’étude, son investissement en temps considérable aux côtés de Fabienne SIGAUD pour avoir arpenter les environs d’Annemasse à la recherche d’indices de présence du renard.

Monsieur Jean-Philippe PETIT (Piégeur) pour son dévouement, sa disponibilité, l’intérêt qu’il porte à notre étude et son aide si précieuse.

Monsieur Martial LAPLACE (ACCA Diane de la Grande Gorge) pour ses conseils, son accord à la pose de pièges sur son lieu de travail.

L’Office National de la Chasse et de la Faune sauvage : Michel CATUSSE (Délégation Régionale), Jean-Philippe HERBAUX (Chef du Service Départemental), Messieurs Lonze et Gruffat pour leur aide au ramassage de cadavres de renards et leur stockage.

La Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt : Daniel HANSCOTTE.

Messieurs Jean-Marc CLAMARON, Emmanuel MOLARD et Paul MILLET qui ont accepté la pose de pièges dans leurs terrains et pour leur intérêt à cette étude.

Le Laboratoire Vétérinaire Départemental de Savoie (LVD 73) : Monsieur LETHALLEC (Directeur) et Madame GAME (Directrice adjointe) pour avoir accepté le stockage et la décontamination d’intestins de renards au sein de leur laboratoire.

Les Maires des Communes concernées : Michelle AMOUDRUZ (Vetraz-Monthoux), Raymond BARDET (Ville-la-Grand), Robert BORREL (Annemasse), Georges DELEAVAL (Juvigny), Jean-Michel DURET (Ambilly), Denis THOMAS (Cranves-Sales), Renée MAGNIN (Gaillard) et Monsieur Rédy TASSILE (Maire-Adjoint de Gaillard).

La SNCF d’Annemasse : Monsieur GORGELIER pour son autorisation à prospecter le long des voies ferrées à la recherche d’indices de présence de renard.

L'Etude Epidémiologie de l'Echinococcose alvéolaire dans l'agglomération de Pontarlier a débuté en mars 2004. La mise en place de l'étude a été réalisé par un étudiant de l'Institut Supérieur d'Agriculture et d'Agroalimentaire Rhône-Alpes (ISARA), Vincent RATON.
La zone d'étude compte 40 Km² et comprend surtout la Communauté de communes du Larmont (carte).

En date du 14 novembre 2005, nous avons capturé et équipé 4 renards en périphérie de Pontarlier : Bertine , Jumie, La Foudre et Kart. Leurs domaines de vie varient de 18.18 Ha pour Jumie (suivie deux mois) à 197.45 Ha pour Kart capturé en juillet 2005 et suivi durant 6 mois (carte). Ces renards sont essentiellement ruraux même s'ils se rapprochent du tissu urbain. En revanche lors de nos nombreuses sorties nocturnes, nous avons observé ces animaux très fréquemment. Par nuit notre dernier recensement datant de novembre 2005 a mis en évidence 24 renards.

Pour cette étude, les analyses en laboratoire sont essentielles. D'une part, des fèces de renards sont récoltées en milieu urbain et périphérique ainsi que des cadavres afin d'analyser le contenu de l'intestin de ces carnivores. Malheureusement peu d'animaux ont pu être analysé (10) et 6 se sont révélés positifs (observation des vers adultes dans l'intestin). Quant aux crottes, 230 ont été ramassée sur Pontarlier et 82 analysées dont 26,8% ont été positives. En milieu rural, le ramassage de fèces de renards permettra de voir s'il y a une différence significative du taux d'infestation entre les deux milieux.

En 2005, deux stagiaires Ingénieur ont été accueillis à l'Entente afin de poursuivre cette étude et de proposer aux communes concernées des moyens de limiter le risque de contamination de la population.
Un protocole de travail a été établi dès le début de leur stage ainsi qu'un bref résumé de leurs travaux.

Le bilan de leur travail sur les deux sites que sont Annemasse et Pontarlier sont consultables en demandant un mot de passe (Rubrique "Mémoires").