Une
Vermifugation...
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...pour quoi faire ?
La vermifugation (élimination des vers qui parasitent l’intestin) des renards est une des mesures possibles de lutte contre le parasite. Elle n’est pas envisageable à grande échelle, mais reste une méthode à tester localement en zone urbaine, là où le parasite est proche de l’homme. Cette expérimentation, mise en place pour la première fois en France, a déjà fait ses preuves en Allemagne et en Suisse. L’objectif est de casser le cycle de l’échinococcose en rompant les relations entre les 3 acteurs du cycle (carnivores, rongeurs, parasites).
... Comment ?
Il s’agit de faire avaler au renard la molécule active contre le ver échinocoque, le praziquantel, contenu dans des appâts. Cette molécule permet d’expulser les vers des intestins du renard mais ne tue pas les œufs du parasite. Le vermifuge est délivré sous forme d’appâts produits par Bayer. La distribution s’effectue à la main à raison de 40 appâts par km2 sur une surface de 35 km2 environ.
Il est important que les animaux domestiques soient également vermifugés car ceux-ci sont en étroite relation avec leurs maîtres, ce qui augmente le risque de contamination.
... Où
Dans les zones à risque potentiellement plus élevé des milieux urbains et périurbains. Et plus spécialement sur les zones d’activités humaines plus risquées telles que : maraîchages, potagers, lieux de promenade des animaux domestiques, aires de pique-nique et de loisirs…
![]() |
![]() |
placette de vermifugation Annemasse |
placette de vermifugation Pontarlier |
… quand ?
Cinq traitements par an sont prévus. Ils auront lieu à des périodes adaptées à la biologie des 3 acteurs du cycle.

EN
CAS DE DECOUVERTE D’UN APPAT :
Les appâts distribués pour les renards et seulement pour eux ressemblent à des petites savonnettes marrons. Ils ne présentent aucun danger pour l’homme ou les animaux. Il est cependant vivement recommandé de NE PAS Y TOUCHER pour ne pas nuire au protocoles expérimentaux en cours.
Et votre participation ?
Si vous résidez sur la communauté de commune du Larmont ou d'Annemasse, nous vous proposons de participer 2 fois par an à cette étude sur l’échinococcose alvéolaire. Ces campagnes ont lieux en juin et décembre. Lors de la vermifugation de votre animal domestique, vous récupérez la première crotte émise après, à l’aide d’un kit de prélèvement distribué par les vétérinaires qui participent à l’opération. Suivra l’analyse en laboratoire de ce prélèvement, cela nous permettra de connaître plus précisément la prévalence du parasite chez les animaux domestiques. Chaque participant recevra personnellement le résultat de l’analyse de son chien.
Procédure à suivre pour participer :
- récupérer un vermifuge et un kit de prélèvement
de fèces chez son vétérinaire (lors des opérations,
c’est-à-dire juin et décembre),
- vermifuger son animal (dans les conditions décrites par le vétérinaire),
- récupérer un échantillon de crotte à l’aide
du kit de prélèvement en suivant le protocole fourni.
- ramener cet échantillon et la fiche de renseignement à votre
vétérinaire.
=> Rappels sur l’échinococcose alvéolaire
On compte près de 350 cas humains depuis 1982, et on observe entre 10 et 15 nouveaux cas par an.
Il s’agit d’une maladie parasitaire grave. Elle est provoquée
par un ténia, Echinococcus multilocularis. Ce parasite fait intervenir
deux hôtes pour réaliser son cycle :
- hôte définitif : carnivores sauvage (renard) et domestiques
(chien et chat)
- hôte intermédiaire : rongeurs prairiaux (campagnol
terrestre et des champs)
L’homme se contamine au même niveau que le rongeur dans le cycle, c’est-à-dire en ingérant des œufs du parasite libérés dans l’environnement par les crottes des carnivores.
Lors de l’ingestion accidentelle d’un œuf du parasite, celui-ci va se développer dans le foie de l’homme. Il est à noter que seulement une personne sur dix développerait la maladie. Les premiers symptômes (douleurs abdominales, jaunisse, fièvre…) peuvent mettre 10 à 15 ans pour apparaître. En outre, il est possible de détecter la maladie plus précocement par échographie ou par sérologie (demandez conseil à votre médecin). Cette maladie, mortelle si non traitée, demande un traitement très lourd et coûteux.
Précautions à prendre :
- se laver
les mains avant les repas, éviter de les porter à sa
bouche,
- privilégier la cuisson des fruits ou plantes sauvages, sinon les
laver abondamment,
- ne jamais toucher un animal sauvage à mains nues,
- vermifuger au moins 2 fois par an les animaux domestiques (la molécule
efficace est le praziquantel).
RESULTATS
ET DISCUSSION
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Leur découverte, dans des communes et des milieux d’aspect très variés, comme le montre la Figure 9, semble indiquer que les renards savent occuper les différentes structures disponibles sur Annemasse.
![]() Figure 9 : répartition des fèces récoltées (étoiles rouges) sur l’agglomération d’Annemasse |
Il reste
que la recherche n’a pas été exhaustive, et que
certaines zones ont pu être négligées, en terme
d’exploration, par rapport à d’autres. Par conséquent
on ne peut relier la densité des renards à celles des
fèces retrouvés dans chaque zone. L’absence de
fèces récoltées dans une zone ne peut en effet
pas être interprétée comme l’absence de
fréquentation par les renards.
Par contre la donnée « présence » a, elle, une
valeur, dans la mesure où la diagnose d’espèce est
certaine. Les zones où les fèces ont été trouvées
sont donc, normalement, des zones fréquentées par le Renard.
La recherche d’indices de présence a également abouti à la définition de 13 sites de piégeage, répartis sur toute l’agglomération (Figure 10). Ces sites présentaient donc plusieurs critères concomitants favorables à la suspicion de présence de renards. Leur existence actuelle ou passée sur ces lieux est indiscutable.
Suite à la
prospection et au suivi télémétrique des renards, 13
terriers ont aussi pu être mis en évidence
(Figure 10). De même que le résultat du ramassage de
fèces, ce chiffre ne peut pas être interprété de
façon valable en terme de densité de population ou
de sites préférentiellement fréquentés
car il n’est pas le fruit d’une recherche exhaustive.
Néanmoins, ils attestent de la vie du Renard dans certains
quartiers de la ville.
Ainsi le Bois de Vernaz et la zone maraîchère de Gaillard,
le Bois de Rosses, les hauteurs de Vétraz-Monthoux, le Bois des
Côtes et les rives du Foron à Ville-la-Grand, sont des zones
de la périphérie de l’agglomération où la
présence du Renard ne fait aucun doute. Elle est aussi fortement
suspectée plus au centre de l’ensemble urbain, dans le quartier
du Brouaz et des Monthouses, celui du Casino d’Annemasse, la zone
industrielle de Ville-la Grand, les rives du Foron à Ambilly et
les abords de la Gare.
![]() Figure 10 : répartition des sites de piégeage (étoiles bleues) et des terriers découverts(étoiles rouges) sur l’agglomération d’Annemasse. Les noms des renards piégés sont indiqués à côté de leurs sites de capture. |
1.1.2
Résultats du suivi télémétrique
1.1.2.1 Résultats du piégeage
En huit semaines de piégeage, 13 sites ont été équipés,
avec l’aide de Mr Grandjean, Mr Morand, et Mr Petit, piégeurs
agréés.
Ils étaient répartis sur différentes communes de l’agglomération
: trois à Annemasse, quatre à Ville-la-Grand, trois à Gaillard,
deux à Cranves-Sales et un à Vétraz-Monthoux. Seule
la commune d’Ambilly, où pourtant des fèces de renards
ont été trouvées, n’ a pas encore montré de
site favorable à l’installation de pièges.
Sept cages et une cinquantaine de collets ont été nécessaires
pour équiper ces différents sites. Grâce au prêt
de matériel par les piégeurs locaux, l’ERZ n’a
pas eu à tout acquérir.
Tous les sites de piégeage n’ont pas été tendus
simultanément : en moyenne, chaque semaine, six sites étaient
tendus et contrôlés. La plupart étaient situés
en périphérie de l’agglomération.
Ils ont permis la capture de cinq renards dont les fiches
de piégeage sont présentées en Annexe 4. Tous ont été pris
au collet, dans différents sites de l’agglomération
(Figure 10). Chacun a été nommé en fonction du lieu
ou de leurs circonstances de piégeage, afin de mieux s’en
souvenir.
Ainsi
avons-nous capturé trois mâles : Rainman, Gilbert et
Manu ; une femelle : Rosy ; ainsi qu’une juvénile d’environ
deux mois : La Cruée. Cette dernière a été équipée
d’un collier spécifique formé d’une partie
extensible qui permet au collier de « grandir en même
temps que l’animal ».
Le premier Renard, Rainman, a été piégé au
bout de quatre semaines de piégeage, mais le site de capture n’était équipé que
depuis dix jours. Les autres ont été pris entre trois et
quatre jours après l’installation des pièges sur les
sites. Manu a même été capturé en une nuit après
qu’il ait été ajouté des collets sur un site
déjà équipé depuis plusieurs semaines sans
succès.
Les captures se sont déroulées sur les communes d’Annemasse
(Manu), Gaillard (Rainman), et Cranves-Sales (La Cruée, Rosy et
Gilbert). Pour la plupart, le site de capture était assez peu urbanisé (bois
ou prairies en marge de la zone urbaine), mais toujours assez proche d’habitations
humaines. La Cruée a même été piégée
dans la grange d’une ferme. Manu, lui, provient d’un quartier
comptant beaucoup d’espaces verts mais cerné par du tissu
urbain : le Brouaz.
L’objectif de l’ERZ était d’équiper deux
renards par commune. De nouvelles sessions de piégeage sont donc
prévues pour l’automne dans les sites qui n’ont pas
encore porté leur fruit et notamment concernant les communes d’Ambilly,
Ville-La-Grand et Vétraz-Monthoux, pour lesquelles nous n’avons
encore aucun représentant alors que la présence du Renard
n’y fait aucun doute.
1.1.2.2 Données obtenues par le suivi des renards
piégés
Nous présentons ici les données issues du suivi des renards
entre le 30 Avril 2003, date de capture de Rainman, et le 26 Juillet 2003.
cela représente 32 nuits de suivi, soit complètes soit par
portions de cinq heures.
Rainman a été suivi pendant huit semaines, il a ainsi été pointé 73
fois, en 39 points différents. Le tracé de la surface de
son territoire en fonction du nombre de points (Figure 11) montre un fléchissement
de la courbe qui indique que l’on approche de sa définition
totale. Il atteint l’aire de 124,881 hectares, ce qui se rapproche
plus des valeurs habituellement rencontrées chez le Renard rural
(Meia, 2003). Il occupe une vaste zone située au sud de la ville
de Gaillard (Figure 12).
![]() Figure 11 : évolution de la surface du domaine de Rainman en fonction du nombre de sites observés. |
Figure
12 : représentation
du domaine de vie de Rainman par la méthode des
MCP. Points bleus : sites pointés. |
Les
gîtes diurnes de Rainman sont situés en bordure
d’agglomération, dans un roncier à moins
de 20 mètres des maisons et de la rue, voire dans une
maison inhabitée donnant directement sur la rue.
Son suivi n’a jamais permis de le localiser dans les rues. Son activité est essentiellement concentrée sur les bois, les champs et les jardins situés entre la partie habitée de Gaillard et l’Arve. Il n’est pas rare de le rencontrer dans les cultures maraîchères de cette zone. |
![]() Figure 13 : La Cruée dans un sac en toile de jute, lors de sa capture. |
La
Cruée (Figure 13) a été piégée
le 12 Mai, mais elle n’a pu être suivie que durant
une semaine. En effet son signal a disparu la semaine suivante.
Comme le collier continue normalement d’émettre,
même en cas de décès de l’animal,
notre hypothèse privilégiée est que
La Cruée a été victime d’un choc
avec un véhicule. Nous n’avons jamais retrouvé sa
trace. Peu d’informations sont donc extractibles de
son suivi puisqu’il n’a apporté que six
points différents. Elle reste cependant un de nos
meilleurs souvenir de suivi : alors que nous la cherchions
dans un bois, espérant trouver son terrier, nous avons
croisé son chemin. Les vents favorables, et son inexpérience,
nous ont permis de l’observer à quelques mètres,
pendant de délicieuses minutes, et de constater qu’à deux
mois à peine elle avait déjà suffisamment
d’autonomie pour partir seule.
|
Rosy, capturée sur le même site que
La Cruée quelques jours plus tard, est une femelle adulte.
Elle était allaitante au moment de sa capture donc, compte
tenu de l’âge de La Cruée, il est peu probable
qu’elle en soit la mère, et le signal de La Cruée
a disparu trop tôt pour que l’on compare les terriers
des deux animaux.
En six semaines de suivi, Rosy a été pointée 32 fois
en 28 points différents. Peu active au départ, son activité était
centrée sur une partie d’un bois seulement et la prairie adjacente.
Il est en effet noté que les renardes sortent moins lorsqu’elles
ont leurs petits.
Depuis, on la localise en des lieux de plus en plus éloignés
(Figure 15). La surface actuelle du polygone atteint 75 hectares, et reste
en constante augmentation (Figure 14).
![]() Figure 14 : évolution de la surface du domaine de Rosy en fonction du nombre de sites observés |
![]() Figure 15 : représentation du domaine de vie de Rosy par la méthode des MCP. Points violets : sites pointés. |
Même
si les dernières localisations la situent près
de zones plus fréquentées par l’Homme (Zone
industrielle, déchetterie…), son activité reste
centrée sur le terrain rural (bois, prairie…)
compris entre la zone industrielle de Ville-la-Grand, l’aérodrome
d’Annemasse et le village de Cranves-Sales.
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Gilbert est un mâle adulte piégé le 22 Mai, à proximité d’une maison, sur la commune de Cranves-Sales. Il a été pointé 21 fois en cinq semaines de suivi, ce qui représente 16 points différents. Nous sommes encore loin d’avoir cerné son territoire total, mais l’on peut d’ors et déjà dire qu’il évolue sur un terrain à dominante rurale (Figure 16), près d’une zone résidentielle de campagne qu’il lui arrive parfois de traverser.
![]() Figure 16 : représentation du domaine de vie de Gilbert par la méthode des MCP. Points rouges : sites pointés. |
Le
polygone actuellement déterminé couvre une surface
de plus de 74 hectares, mais nous ne disposons pas encore d’assez
de points pour reconnaître un fléchissement de
la courbe représentant sa surface par rapport au nombre
de sites identifiés (Figure 17). Il est donc très
certainement sous-évalué pour le moment.
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![]() Figure 17 : évolution de la surface du domaine de Gilbert en fonction du nombre de sites observés |
Manu a été pris
le lendemain de la capture de Gilbert mais en un site bien différent,
situé sur la commune d’Annemasse. Son suivi sur cinq
semaines a permis de le pointer 49 fois, en 21 points distincts,
dessinant le domaine représenté en Figure 18.
Son terrier se situe au sein d’un quartier résidentiel. Lors
des premières nuits de suivi il ne l’a guère
quitté, probablement sous le choc de sa capture, mais petit à petit il a bien voulu nous dévoiler ses habitudes. Il parcourre fréquemment un tissu urbain plus ou moins lâche pour rejoindre les îlots de verdure disponibles. Comme ses cousins britanniques, il fréquente régulièrement les cimetières. Il traverse des rues qui peuvent être assez passantes et côtoie la voie ferrée. Son corps porte d’ailleurs les traces d’un mode de vie risqué : sa queue est raccourcie et ses oreilles entaillées. Manu est donc le
![]() Figure 18 : représentation du domaine de vie de Manu par la méthode des MCP. Points rouges : sites pointés. |
plus urbain des quatre renards actuellement suivis sur Annemasse. La surface atteinte par son territoire tel qu’on l’a actuellement déterminé représente environ 41 hectares, ce qui est dans l’ordre de grandeur habituel pour un renard urbain. Les derniers pointages n’ont pas beaucoup fait varier cette valeur, et la courbe semble atteindre un plateau, mais le nombre de pointages est encore trop faible pour l’attester (Figure 19). |
![]() Figure 19 : évolution de la surface du domaine de Manu en fonction du nombre de sites observés. |
Ainsi il reste difficile de conclure sur les tailles des domaines vitaux des renards capturés. Un suivi assidu est encore nécessaire pendant au moins un an avant d’avoir une base de donnée suffisante car une centaine de points paraît être le minimum à viser avant d’être certain d’avoir cerné le domaine de vie d’un Renard.
Hormis Manu, le profil des renards capturés est celui de renards périurbains, côtoyant l’Homme à bonne distance, et conservant une activité prédatrice semblable à celle de leurs homologues ruraux.
Manu, lui, est beaucoup plus inclus dans un mode de vie urbain. Il est peu probable qu’il conserve des relations avec le milieu rural de la périphérie, et ses ressources doivent donc toutes provenir du milieu urbain.
1.1.3 Régime alimentaire des renards d’Annemasse
Nous nous sommes attachée à l’étude du régime
alimentaire des renards d’Annemasse à partir des fèces
récoltées dans l’agglomération du 1er au 22
Juillet 2003. Les différentes étapes ont été réalisées
en partie au Laboratoire de Biologie et d’Eco-physiologie de la Faculté des
Sciences de Besançon, sous l’encadrement de Mr Francis Raoul,
et en partie à notre domicile. Un total de quatre-vingt douze échantillons
a pu être analysés durant cette période.
Certaines catégories d’aliments éventuellement attendues
n’ont pas été rencontrées, telles que « C.
glareolus », « Gliridae » et « Insectivores ».
Par contre de nombreux échantillons contenaient de petits ossements
mais pas d’indices suffisants pour classer la proie avec précision
parmi les Micromammifères.
Ceci est probablement dû en partie à une perte d’information
liée aux tests ELISA. En effet, un gramme de fèces a été retiré à chaque échantillon
afin de réaliser les extractions, et le culot de centrifugation
n’a pas pu être récupéré. Il est fort
probable que des éléments tels que les dents aient été perdus à cette
occasion, nous privant ainsi d’un élément clé de
diagnose des proies.
Elles ont donc été placées dans les catégories « Micromammifères
de grande taille » « Micromammifères de petite taille » et « Micromammifères
indéterminés ». Ces catégories posent un problème
pour l’interprétation car elles englobent les Campagnols au
sens large et les autres Micromammifères. Elles seront donc retirées
pour les interprétations par catégorie mais conservées
pour la vision par groupe du régime alimentaire (groupe Mammifère).
Le faible nombre d’items dans la catégorie « Céréale », nous conduit à les grouper immédiatement avec la catégorie « Végétaux », et de même pour les catégories « Lagomorphe », « Muridae » et « Autres Mammifères ».
Les résultats sont représentés par la Figure 20 et la Figure 21:
![]() Figure 20 : histogramme des fréquences d’occurrence (FO en %) par catégorie d’items présents dans les fèces. |
Ainsi,
la présence de végétaux divers est tout aussi
notable qu’en ce qui concerne les renards Nantais (Richomme,
2002), voire encore plus répandue dans notre échantillon
car on les retrouve dans 78 % des fèces.
Nous constatons la même prépondérance des Mammifères
(FO = 49 %), avec notamment les Micromammifères (23 % des fèces
si l’on compte les Micromammifères indéterminés)
dont Microtus sp. comme proie remarquable (FO = 8 %). Par contre, les Lagomorphes
ont une représentation bien inférieure (2 % des fèces
seulement).
![]() Figure 21 : histogramme des Fréquences d’occurrence (FO en %) par groupes d’items présents dans les fèces |
Il est à noter
que l’utilisation de la technique de coupes de poils aurait
probablement permis de surpasser la perte d’information due à la
réservation d’une partie de l’échantillon
pour d’autres analyses, et ainsi d’avoir une meilleure
précision quant à la nature des proies mammaliennes
des renards urbains.
L’analyse de coupes de poils permettrait aussi de contrôler
la diagnose des fèces. En effet, les Carnivores ingèrent
toujours une partie de leur pelage lorsqu’ils se lèchent,
qui se retrouve donc dans les fèces. La présence de poils
de Renard attesterait donc leur origine vulpine. Par contre, la reconnaissance
de poils de Chien ou de Chat, sans présence de ceux de Renard, indiquerait
plutôt que les fèces provenaient de carnivores domestiques
car leur consommation par les renards est rapportée comme rarissime
sauf éventuellement à l’état de cadavre (Brosset,
1975 ; Doncaster et al., 1990 ; Saunders et al., 1993).
Les fruits constituent également une catégorie bien représentée, puisqu’ils sont retrouvés dans 49 % des échantillons.
On rencontre ensuite très fréquemment des Invertébrés (FO = 37 %) avec notamment des Arthropodes, surtout du type Coléoptères (adultes et larves), dans 28 % des fèces. Contrairement à Richomme (2002), nous avons mis en évidence la présence de soies de Lombric dans 21 % des échantillons, valeur comparable aux autres données disponibles sur le régime alimentaire du Renard urbain (Harris, 1981b ; Doncaster et al., 1990 ; Saunders et al., 1993 ; Lechat, 1994).
Enfin les Oiseaux sont bien moins représentés que dans l’agglomération Nantaise (Lodé, 1991 ; Lechat, 1994 ;Richomme, 2002), puisqu’on ne les trouve que dans 17 % des fèces, ce qui se rapproche plus de la situation décrite dans les villes britanniques (Harris, 1981 ; Doncaster et al., 1990 ; Saunders et al., 1993).
La catégorie « autre », regroupe toutes sortes de déchets (morceaux de plastique, de papier, d’élastique, de polystyrène, d’aluminium, de bois) attestant la proximité des renards avec l’Homme.
Peu de
variations sont notables au fil des saisons biologiques du Renard.
Lorsqu’on approche de la belle saison, on observe l’augmentation
de la fréquence d’occurrence des fruits et des Arthropodes,
tandis que celle des lombrics diminue nettement, vraisemblablement
en parallèle de l’assèchement du sol. Les autres
catégories restent sensiblement stables d’après
nos données.
Mais la mauvaise homogénéité des milieux de ramassage
des fèces au cours de saisons empêche toute interprétation
sérieuse (Figure 22). Ainsi en hiver il s’est principalement
déroulé dans des milieux à forte composante rurale,
au printemps elle fut assez bien répartie, puis en été un
ramassage plus important s’est effectué en milieu urbain.
![]() Figure 22 : répartition des fèces récoltées en fonction de la saison de ramassage. |
Par conséquent, peu de comparaisons de sous-groupe au sein de l’échantillon urbain peuvent être réalisées sans risquer de biais.
1.2
Portage de E. multilocularis par les renards
L’échantillon de population ainsi obtenu est très restreint.
Il s’avère donc nécessaire d’augmenter sa taille
par de nouveaux tirs de nuit ou la récupération de cadavres
de renards du périmètre, décédés autrement.
L’analyse des intestins recueillis, conjointement à celle
des trois déjà disponibles, pourra être riche d’informations
sur le portage du parasite par les renards dans le secteur si l’échantillon
atteint la cinquantaine d’individus.
1.2.1
Résultats de la recherche de copro-antigènes
La recherche de copro-antigènes a porté sur 93 fèces
provenant de l’agglomération et 50 fèces récoltées
sur les placettes tracées aux environs d’Annemasse. Elle s’est
déroulée du 22 au 30 Juillet 2003, au Laboratoire de Biologie
et d’Eco-physiologie de la Faculté des Sciences de Besançon,
sous l’encadrement de Francis Raoul.
Chaque plaque de microtitration portait des échantillons des deux
zones, dans un souci d’homogénéité des procédures
d’analyse.
Chaque échantillon était analysé en double, l’écart
moyen entre les deux valeurs de DO d’un même échantillon
est de 6,43 % [5,93 %-6,93 %].
Parmi les 93 fèces récoltées en zone urbaine, 28 (soit 29 % [20 %-39 %]) ont une DOc supérieure à 40 %. La répartition des fèces aux résultats positif, négatif ou douteux, à l’échelle de l’agglomération est très variée (Figure 23) et, du fait du biais saisonnier de ramassage et de la faible taille de l’échantillon ne permet pas d’interprétation pour le moment.
![]() Figure 23 : répartition des fèces récoltées dans l’agglomération en fonction de leur résultat au copro-test ELISA. |
L’analyse s’est également révélée positive pour 29 des 50 échantillons provenant des environs (58 % [43 %-72 %]). La comparaison de ces deux taux de positivité par un test de Khi-deux montre une différence significative entre les deux lots (p=0,02459).
Une plaque
de microtitration a été choisie comme plaque de référence
afin d’établir les DOa de chaque échantillon,
dans notre cas ce fut la plaque n°2.
La comparaison des répartitions des valeurs de DOa par un test non
paramétrique de Mann-Whitney-Wilcoxon montre également que
les valeurs de la zone rurale sont significativement plus élevées
que celles de la zone urbaine (p=8,775.10-8).
Lorsque ces valeurs sont transformées en log décimal elle
suivent une répartition normale (test de normalité : agglomération
: p=0,5528 ; environs : p=0,5763) ce qui permet d’appliquer un test
paramétrique, plus puissant. La représentation graphique
des résultats (Figure 24) semble indiquer une différence
de niveau d’endémie entre les deux sites de ramassage.
![]() Figure 24 : répartitions des valeurs de DO (en log) obtenues sur les fèces récoltées dans l’agglomération et dans les environs |
Les variances ne sont pas significativement différentes d’après un test F de comparaison des variances (p=0,5815), on peut donc effectuer un test T de comparaison des moyennes en supposant les variances égales, qui montre également une différence significative entre les deux groupes (p=4,849.10-5). Ces résultats semblent ainsi démontrer une différence du taux de portage au sein et hors de l’agglomération. |
Ceci
reste à nuancer par le manque de spécificité de
la technique ELISA et donc le risque de faux positifs. Ainsi on ne
peut en aucun cas transposer les taux de positivité de 29
% en agglomération et 58 % dans les environs en prévalence
réelle chez le Renard.
C’est pourquoi des analyses complémentaires de recherche du
parasite par PCR dans les fèces positifs au test ELISA sont recommandées,
pour prendre en compte cette erreur.
Il reste que la comparaison de valeurs de DOa est un outil valable pour
comparer les taux de portage du parasite entre zones, lorsque la taille
de l’échantillon est suffisante (Raoul, 2001).
La comparaison des répartitions de DO entre les trois saisons montre que le taux est significativement plus élevé en hiver. Mais nous souffrons ici du même biais que pour l’analyse du régime alimentaire : la récolte ayant concerné des milieux très différents au fil des saisons, on ne peut attribuer cette différence au seul facteur saisonnier.
C’est
pourquoi à l’avenir il faudrait veiller à récolter
des fèces sur des lieux variés aux mêmes périodes,
peut être aidé en cela par l’établissement
de circuits de ramassage définis. Ainsi la même pression
de recherche serait appliquée à chaque site et chaque
saison, de façon à pouvoir établir des comparaisons
entre sous-groupes de l’échantillon urbain.
Par exemple, lorsque la cartographie du niveau d’urbanisation de
chaque portion de la ville sera réalisée, une comparaison
des répartitions de valeurs de DOa entre les zones urbaine, résidentielle
et rurale, serait également possible. Ce sera un élément
utile à la détermination des zones à risque pour l’Homme.
Une comparaison pourrait également se faire entre saisons afin d’éventuellement
mettre en évidence une variation au cours de l’année.
2.
Concernant l’hôte intermédiaire
Le piégeage de Rongeurs n’a pu se dérouler qu’entre
le 16 et le 20 juin, et sur un seul site de piégeage. Les pièges
utilisés nous ont étés prêtés par le
professeur Petavy, de l’Université Claude Bernard de Lyon.
Trente pièges ont été disposés
le long de deux lignes de 120 mètres et 30 mètres respectivement,
dans une prairie de Gaillard, située sur le territoire de
Rainman.
Ils ont permis la capture de quatre rongeurs : un M.
arvalis et trois A. terrestris, dont un présentant
des lésions hépatiques macroscopiques. Bien que ces lésions
ne soient pas évocatrices de E. multilocularis, le foie a été conservé dans
du formol à 10 %, mais n’a pas encore été analysé.
Cette partie de l’étude n’apporte donc pas d’informations
intéressantes pour le moment concernant la faisabilité du
cycle de E. multilocularis dans l’agglomération.
Cependant, elle nous a permis de prendre la mesure de ce que représente
le piégeage de rongeurs en ville, afin de mieux préparer
les campagnes futures.
D’autre part, il serait intéressant de conserver tous les
foies des rongeurs capturés dans de l’alcool, pour permettre
la recherche du parasite par PCR et donc sa détection même
lorsque les lésions ne sont pas visibles à l’œil
nu.
De même le prélèvement systématique des cristallins,
permettrait de déterminer la structure d’âge de la population étudiée.
Enfin, compte tenu de la prévalence habituellement faible du parasite
chez son hôte intermédiaire, même en zone d’endémie,
le nombre d’animaux piégés doit se rapprocher le plus
possible du millier et les zones de piégeage devraient être
ciblées, suite aux analyses des fèces récoltées
et des territoires vitaux, sur des aires combinant positivité des
fèces et forte présence et activité des renards. Le
parasite serait ainsi recherché chez son hôte intermédiaire
là où il a le plus de chances de se trouver, ce qui favoriserait
la mise en évidence d’un cycle urbain, s’il existe,
dans l’agglomération.
BILAN
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Nous
voudrions d’abord rappeler au lecteur que ce travail ne présente
que les résultats issu des premiers mois d’une étude
qui devrait porter sur plusieurs années. S’il apporte
déjà quelques informations, ce travail reste une
synthèse des différentes méthodes applicables à l’étude
de l’épidémiologie de E. multilocularis en
milieu urbain, visant à déterminer la stratégie à appliquer
pour une telle étude. Ainsi les résultats analysés
dans les deux paragraphes qui vont suivre ne sont que des résultats
partiels à interpréter comme tel et non comme une
résolution de la problématique posée. Le dernier
paragraphe, lui, est le fruit de notre réflexion pour la
recherche d’un protocole d’étude optimisé par
rapport à celui suivi jusqu’ici.
1. Présence et mode de vie des renards urbains à Annemasse
Les éléments en faveur de la présence du Renard dans
l’agglomération d’Annemasse ne manquent pas, tels que
les différents terriers et coulées découverts ainsi
que la répartition des fèces récoltées. Seul
le centre ville d’Annemasse n’a encore jamais montré d’indice
de ce genre.
On note que les renards fréquentent la plupart des lieux de loisirs
en plein air présents sur l’agglomération (Parc des Ecureuils,
Bois de Vernaz, Parc de la Chatelaine, Sentiers du bord du Foron, Rives de
l’Arve, Bois des côtes). Ces lieux sont fréquemment le
site de promenade pour les habitants d’Annemasse et leurs compagnons à quatre
pattes.
Mais les différents témoignages recueillis corroborent le fait
que cette présence était beaucoup plus remarquable deux ans
plus tôt. Cette baisse apparente de fréquentation de la ville
par les renards peut être reliée a l’épidémie
de Gale sarcoptique, responsable de la diminution des densités de
populations de cette espèce dans les environs.
Ceci a pu jouer dans notre difficulté à capturer des renards
dans des zones très urbanisées. En effet la majorité des
animaux suivis (Rainman, Rosy et Gilbert), montre une activité et
des tailles de domaines vitaux (à en juger par celui de Rainman, le
plus complet) plus compatibles avec des renards suburbains, voire péri-urbains.
On peut noter cependant qu’aucun ne craint d’approcher les habitations,
même des zones densément peuplées.
Manu, quant à lui, est un individu bien adapté au milieu urbain,
dont les échanges avec le milieu rural semblent peu probables et dont
la poursuite du suivi sera riche d’enseignements (surface du domaine
vital, principales zones d’activité, voies de déplacement…).
Les
six premiers mois de travail de terrain on permis d’obtenir
suffisamment d’informations sur les sites de présence
du Renard urbain pour que nous proposions désormais de réserver
le ramassage de fèces à 18 circuits prédéfinis.
Ceci sera utile à répartir uniformément la
pression de recherche de fèces sur les différents
milieux présents dans l’agglomération et dans
le temps. Par exemple, il serait envisageable de choisir de visiter
chacun de ces circuits deux fois dans le même mois.
De même les sites de piégeages repérés auparavant
devraient suffire à la capture des six renards encore manquants par
rapport aux objectifs fixés. Leur suivi respectif, même s’il
ne permet pas une étude détaillée des comportements
spécifiques de chacun, sera une mine d’enseignements sur les
renards urbains, et permettra de mieux cerner certains facteurs de transmission
de E. mulilocularis en agglomération.
Le régime
alimentaire, déterminé à partir des fèces
récoltées en ville, montre, comme souvent chez le
Renard, la grande adaptabilité de cet animal aux ressources
disponibles. Certains caractères du régime obtenu
le rapproche de celui des renards nantais, d’autres sont
plus homologues à ceux décrits en Grande-Bretagne.
Ainsi rien ne semble indiquer que l’on puisse établir
un standard du comportement alimentaire du Renard urbain français
(ou européen). Nous pensons plutôt que celui-ci est
largement influencé par les ressources propres à chaque
ville. Ainsi l’étude du régime alimentaire
des renards paraît indiquée dans chacune des villes
où l’on se proposera d’étudier le Renard
urbain ou, plus largement, l’épidémiologie
de E. multilocularis.
Les résultats obtenus à Annemasse décrivent un régime
alimentaire où les fruits et les Invertébrés prennent
une place presque aussi importante que les Mammifères, ainsi qu’une
source de nourriture d’origine anthropique certaine. Ils laissent à supposer
que la consommation de Mammifères, en particulier de Campagnols, est
inférieure à celle habituellement rencontrée en zone
rurale.
Cependant, la faible taille de l’échantillon et les imperfections
de la méthode utilisée nous incitent à la plus grande
prudence dans ces interprétations. La poursuite de ces analyses sur
les prélèvements à venir, ainsi que leur application
aux fèces récoltées dans les environs permettront de
mettre en évidence ce phénomène s’il existe. Plus
de précisions pourront être obtenues en améliorant la
méthode : récupération du culot de centrifugation ou
analyse en coupe des poils conservés.
2.
Estimation de la présence de E. multilocularis dans
l’agglomération annemassienne
Cette estimation ne peut se baser que sur la recherche de copro-antigènes
dans les fèces récoltées. Sur l’échantillon
de fèces provenant de l’agglomération, 29 % montrait
un résultat positif. Ce chiffre ne peut pas être extrapolé en
matière de prévalence réelle chez le Renard, compte
tenu des éventuels faux positifs rencontrés avec ce test. Cependant
il montre que la question de la présence du parasite dans l’agglomération
mérite d’être soulevée. D’autres analyses
sont maintenant nécessaires pour affiner nos connaissances sur le
sujet. La poursuite de la récolte de fèces sur des circuits
définis, leur analyse par test ELISA et confirmation des positifs
par la PCR, sont des orientations qui permettront d’augmenter la taille
de l’échantillon et d’améliorer son utilisation,
en vue de présenter des données plus fiables.
Lorsqu’une approche cartographique des niveaux d’urbanisation
de l’agglomération sera disponible, elle permettra peut être
de caractériser un type d’habitat plus à risque pour
l’Homme.
En zone
rurale aux environs de l’agglomération, le taux de
positifs était de 58 %. Cette différence
de niveaux d’endémie est statistiquement significative.
Le contrôle par PCR des fèces positives, ainsi que
l’autopsie d’un plus grand nombre de renards vivant
dans la région, permettraient d’affiner notre connaissance
du taux de portage du parasite aux abords de l’agglomération.
La différence ainsi mise en évidence peut être reliée à l’apparente
différence de régime alimentaire entre les renards urbains
et ruraux. Les premiers consommant moins de rongeurs que les seconds, ils
rencontrent peut-être moins facilement E. multilocularis.
Cette hypothèse mériterait d’être contrôlée
par les investigations ultérieures de l’ERZ, surtout lorsque
l’on sait qu’il suffit d’un seul Rongeur infesté pour
transmettre des centaines de parasites à un Renard.
Le statut des Rongeurs de l’agglomération, justement, reste encore à établir. La recherche du parasite chez ces animaux, permettra, une fois le portage de E. multilocularis par les renards urbains clairement mis en évidence, d’avancer dans l’explication de son mode de propagation jusque dans les villes (la source de parasite est-elle extérieure à l’agglomération ou existe-t-il un véritable cycle urbain ?). Les données recueillies seront également d’importance concernant le risque de transmission aux carnivores domestiques.
Un problème
peut être évoqué concernant le matériel
d’étude choisi : celui de la reconnaissance des fèces
de renards avec certitude. Les critères utilisés
sont normalement suffisants, avec un peu d’habitude pour
exclure presque tout à fait une erreur. Si celle-ci survenait
cependant, la confusion possible avec des fèces de Chien
ou de Chat ne semble pas devoir être avancée dans
notre étude, puisque l’on cherche à mettre
en évidence la présence ou non du parasite dans l’agglomération,
et ses éventuels sites privilégiés. La nature
du porteur n’est pas forcément l’élément
clé de la problématique. Une telle erreur est par
contre bien plus gênante concernant l’établissement
du régime alimentaire ou l’utilisation des fèces
comme indice de présence, mais pourrait être modérée
par l’étude des coupes de poils.
REMERCIEMENTS
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Les Membres du Comité de Pilotage de l’Etude : Patrick GIRAUDOUX et Francis RAOUL (Université de Franche-Comté, Laboratoire de Biologie et d’Ecophysiologie de Besançon), Madame Florence CLIQUET (Directrice de l’AFSSA-Nancy), Professeur Anne-Françoise PETAVY (Faculté de Pharmacie-Laboratoire de Parasitologie), Marie-Lazarine POULLE (Centre de recherche et de Formation en Eco-Ethologie à Boult-aux-Bois), Les Professeurs Marc ARTOIS et Claude CHAUVE (Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon) et Claude FISCHER (Biologiste Suisse).
Claude FISCHER, Biologiste Suisse, travaillant à la Maison de la Forêt de Jussy, pour son aide et sa disponibilité si précieuse. Il suit l’étude depuis le début et nous a beaucoup apporté.
La Fédération Départementale des Chasseurs de Haute-Savoie : Jean-Louis PREVOND (Président), Michel TAPPAZ (Vice-Président), Philippe ARPIN, (Directeur), Pascal ROCHE et Jean-Jacques PASQUIER (techniciens) pour leur aide, leur disponibilité et l’allocation de salle pour nos réunions d’informations.
L’Association des Piégeurs de Haute-Savoie : Pierre LONGERAY (Président jusqu’en 2003), Roger TRABICHET (Président depuis fin 2003) et surtout aux piégeurs qui nous ont porté mains fortes pour la pause des collets et leur relevé, en particulier, un grand merci à Jean-Marcel MORAN, Jean-Philippe PETIT, René GRANDJEAN et Frédéric FAVIER (piégeurs agréés).
Les Présidents des Associations Communales de Chasse Agréée (ACCA) des communes concernées par l’Etude : Bruno BENZI (Annemasse), Léon CAVALLI (Gaillard), Pierre CHEVALLIER (Vetraz-Monthoux), Edmond MAIRE (Juvigny), Gilles PERRIERE (Cranves-Sales) et Julien PLANTARD (Ville-la-Grand).
L’Association des Lieutenants de Louveterie : Monsieur COTTET-DUMOULIN (Président en 2003), Michel TAPPAZ (Président depuis 2004), Alain ODDON (Louvetier) pour leur disponibilité et pour l’organisation de tirs de nuit pour le prélèvements de renards.
Monsieur Alain ODDON (Louvetier) pour l’aide apportée depuis le début de l’étude, son investissement en temps considérable aux côtés de Fabienne SIGAUD pour avoir arpenter les environs d’Annemasse à la recherche d’indices de présence du renard.
Monsieur Jean-Philippe PETIT (Piégeur) pour son dévouement, sa disponibilité, l’intérêt qu’il porte à notre étude et son aide si précieuse.
Monsieur Martial LAPLACE (ACCA Diane de la Grande Gorge) pour ses conseils, son accord à la pose de pièges sur son lieu de travail.
L’Office National de la Chasse et de la Faune sauvage : Michel CATUSSE (Délégation Régionale), Jean-Philippe HERBAUX (Chef du Service Départemental), Messieurs Lonze et Gruffat pour leur aide au ramassage de cadavres de renards et leur stockage.
La Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt : Daniel HANSCOTTE.
Messieurs Jean-Marc CLAMARON, Emmanuel MOLARD et Paul MILLET qui ont accepté la pose de pièges dans leurs terrains et pour leur intérêt à cette étude.
Le Laboratoire Vétérinaire Départemental de Savoie (LVD 73) : Monsieur LETHALLEC (Directeur) et Madame GAME (Directrice adjointe) pour avoir accepté le stockage et la décontamination d’intestins de renards au sein de leur laboratoire.
Les Maires des Communes concernées : Michelle AMOUDRUZ (Vetraz-Monthoux), Raymond BARDET (Ville-la-Grand), Robert BORREL (Annemasse), Georges DELEAVAL (Juvigny), Jean-Michel DURET (Ambilly), Denis THOMAS (Cranves-Sales), Renée MAGNIN (Gaillard) et Monsieur Rédy TASSILE (Maire-Adjoint de Gaillard).
La
SNCF d’Annemasse : Monsieur GORGELIER pour son autorisation à prospecter
le long des voies ferrées à la recherche d’indices
de présence de renard.